© Marie Elaine Lalonde

RECHERCHE-CRÉATION 

État de la recherche

Janvier 2017

Dans le cadre de mes études à la maitrise en arts visuels et médiatiques, mon projet de recherche-création porte sur la réalisation d’une installation issue d’une réflexion sur les structures cristallines. 

 

En regroupant plusieurs composantes inspirées de celles-ci, ma recherche porte un regard sur la transformation de la matière et les conditions de perception influençant nos conceptions du visible. 

 

Réflexion sur la recherche JANVIER 2017 :

À ce stade de la recherche, j'expérimente la co-présence des rétroprojecteurs et des téléidoscopes et leur mise en espace.

Ces deux instruments de nature résolument low-tech, engendrent, de par leurs moyens mécaniques sommaires, des évènements. 

1-Les téléidoscopes disposés en tant qu’instrument optique fragmente la projection en une perception cristallisée (morcelée).

 

2-Alors qu'orientés aux limites périphériques des faisceaux lumineux, la lumière qui y pénètre, effleure les miroirs, traverse la structure jusqu’à ce qu’elle rencontre la première surface sur laquelle elle trouve moyen de se manifester, cette fois, sous forme de diffraction du spectre lumineux.

 

3-Autrement, les téléidoscopes disposées dans l’axe même du faisceau, la lumière rase leurs structures externes et s’introduit en leurs ouvertures. Les ombres projetées de ceux-ci se fusionnent à l’image projetée. La réfraction des reflets de lumières exercés par les miroirs se constellent au mur en une myriade de formes lumineuses ajoutant une nouvelle couche à la projection.

J'expérimente spatialement en tenant compte des répercussions lumineuses et des effets de projection et ce, par l’observation sensible entre une activation et son incidence.

 

Le simple déplacement ou déviation de l’un de ces instruments altère les phénomènes lumineux et se répercute sur l’ensemble.  Ainsi, la mise en espace se déploie avec les composantes, mais surtout dans l’espacement entre ceux-ci. 

 

Car, c’est dans cet intervalle sensible que le potentiel entre l’invisibilité des phénomènes et leurs manifestations se situe.

 

Ceci engage momentanément un retour en amont même du projet, lors de cette prise de conscience sur les structures cristallines que j’ai dès lors considérées, en tant que résultats visibles issus de processus de forces invisibles. 

 

À l’image de ce processus de morphogenèse, les composantes de l’installation exercent sur l’agencement des vecteurs de transitions ; des moments de phases. Alors que les espacements (entre ceux-ci), agissent, influencent et déterminent la prise de forme de l’installation.  Ce sont des agirs, des forces qui, malgré leurs immatérialités et leurs invisibilités, sont bien présents et bien actifs.

 

L’installation reprend, en ce sens, une forme de cristallogenèse par cette opération commune entre forces intangibles et composantes tangibles.