© Marie Elaine Lalonde

GÉOMORPHOGENÈSE, 2013-2014

La série -Géomorphogenèse- explore les relations morphologiques du paysage et des éléments qui le composent. Par définition, géomorphogenèse signifie l’élaboration des formes du relief. 

Formé par un déplacement continuel et une transformation constante de la matière, le paysage nous adresse les traces et le passage de temporalités aussi éphémères qu’immémoriaux. De la finesse des détails formés sur l’infime surface d’une pétale à la pesanteur immuable d’une montagne forgée par les forces du temps; la matière se stratifie selon une récurrence formelle ; empreint d’une sorte de réminiscence. C’est donc par l’hybridation de profils de montagnes à des éléments du végétal (feuilles, pétales) que l’ensemble de la série explore de manière poétique les rapports formels qu’entretient le territoire dans sa totalité et ses détails. 

Opposés de par leurs dimensions et leurs temporalités, la rencontre du motif stratifié (minéral) et du motif organisé (végétal) nous révèle les similitudes morphologiques de ces univers à prime abord distinct. L’association du végétal à la montagne vient qu’à enrichir les aspects d’empreintes, de ruissellements, de fissures, d’éboulements, d’érosions et de dépôts erratiques propres à la formation du relief. En parallèle, les moyens de réalisations employés tels que ; la succession d’une trentaine de fines couches de glacis ; les multiples passages de sérigraphie ; la composition de montagnes superposées ; viennent à réitérer les notions de stratification, d’accumulation et de sédimentation. 

Telle une mémoire « poético-génétique » du paysage, la série -Géomorphogenèse- illustre les symbioses formelles des champs géologique et organique.

Chronique "As-tu vu ce que j'ai vu" - MTL s'EXPOSe -CIBL
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