© Marie Elaine Lalonde

O-TSUKI-YOMI,

2005

Inspirée de l’estampe japonaise et de la mythologie shintoïsme, O-Tsuki-Yomi est une installation-vidéo présentée en boucle. L’oeuvre est une réflexion sur l’expérience de la durée; où l’absence de division dans le temps s’exprime par la forme de la succession. La trame sonore empruntée à John Cage vient à citer cette intention d’intemporalité.


L’installation vidéo est conçue afin d’être projetée au sol sur un écran circulaire composé de grain de sel. Au Japon, le sel est considéré comme purificateur puissant, en particularité dans l’eau de mer. 

La mer, répondant au cycle lunaire par la déviation des marrées, le sel devient le miroir; le support de l’image vidéo. De ce fait, la lune est, elle-même en théorie, un écran qui absorbe la lumière du soleil qu’elle rediffuse dans l’espace. 

L’écran de sel au sol retranscrit ainsi ce phénomène et plonge le spectateur dans un état d’apesanteur et de vide. Il s'ensuit une sorte de vertige ou d'attraction du vide 

O-Tsuki-Yomi est un travail sur la forme, les effets de la lumière, sur la lenteur, le cycle et la contemplation. Le titre de l’œuvre provient du nom de la divinité shintoïsme; « le kami » de la lune relatif aux cycles, aux saisons; au temps.